Une seule nuit sans sommeil peut suffire pour influencer l’humeur, la concentration et la performance. Ce que le manque de sommeil nous fait et son influence sur notre âme et notre santé.
Il n’y a rien de plus angoissant que de vouloir dormir, mais sans y parvenir. Qu’est-ce que le manque de sommeil ? Quelles en sont les causes ? Comment y remédier ? Vous trouverez ici des réponses à ces questions. Et, espérons-le, une solution pour sortir du cercle vicieux qu’est le manque de sommeil. En effet, les conséquences à court et à long terme des nuits blanches sont importantes et représentent un danger pour votre santé.
En Suisse, 1 personne sur 10 considère que son sommeil n’est pas réparateur. Les spécialistes parlent de manque de sommeil lorsqu’une personne ne dort pas bien au moins trois nuits par semaine sur une période d’un mois et que cela la gêne pendant la journée. Si tel est votre cas, vous devez impérativement consulter votre médecin.
Si la fatigue est une conséquence logique d’un manque de sommeil, la sensibilité à la douleur ou les troubles alimentaires lui sont plus difficilement imputables. Les effets du manque de sommeil sont divers et se traduisent par différents symptômes physiques et psychologiques. Les signes d’un manque de sommeil sont les suivants :
Qu’est-ce qui déclenche le manque de sommeil ? Diverses raisons peuvent expliquer que n’arrivions pas à dormir. Outre un rythme perturbé, un bébé agité, des soucis ou un chantier bruyant peuvent nous empêcher de dormir :
Il arrive souvent que les événements déclencheurs disparaissent, mais que l’insomnie soit installée. On parle alors de manque de sommeil chronique.
Les troubles du sommeil sont très répandus : selon une enquête en ligne représentative menée par Helsana en 2026 auprès de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, 35 % des personnes interrogées sont insatisfaites de la qualité de leur sommeil. Cette proportion concerne même près d’une personne non active sur deux.
Il n’y a pas que la durée du sommeil qui compte. Lorsque l’on ressent régulièrement de la fatigue au réveil ou que l’on a du mal à dormir pendant la nuit, la qualité du sommeil est généralement moins bonne.
Chez de nombreuses personnes, la durée du sommeil est également courte : 29 % des personnes interrogées dorment moins de six heures en semaine et près des deux tiers moins de sept heures. Cependant, la plupart des adultes ont besoin de sept à neuf heures de sommeil par nuit. Les personnes qui manquent chroniquement de sommeil donnent à leur corps et leur cerveau moins de temps pour récupérer.
Le stress, le sommeil et la santé mentale s’influencent mutuellement. Une pression professionnelle persistante peut nuire au sommeil et favoriser un cercle vicieux de stress et de troubles du sommeil. Pour beaucoup, l’activité physique, des routines fixes et la relaxation consciente font partie de la boîte à outils personnelle pour mieux dormir.
L’être humain a besoin de sommeil pour rester en bonne santé. C’est important pour régénérer le corps et l’esprit. Il ne faut pas sous-estimer les conséquences à long terme du manque de sommeil chronique : un sommeil insuffisant nuit à des processus importants dans le cerveau et peut favoriser de nombreuses maladies.
Le manque de sommeil entraine un manque de leptine, l’hormone de la satiété qui réduit l’apport énergétique. Au lieu de cela, la ghréline, une hormone qui augmente l’appétit, est produite en plus grande quantité à l’état de veille. Nous ressentons une envie de sucreries et de graisses, alors que notre corps a encore suffisamment d’énergie.
L’un des effets possibles du manque de sommeil est une glycémie élevée. Des études montrent qu’après une semaine avec moins de cinq heures de sommeil, les valeurs correspondent déjà à celles d’une personne diabétique.
Chez les personnes en bonne santé, la tension artérielle chute de 10 à 20 % la nuit. Les recherches montrent que le manque de sommeil entraine une augmentation de l’hormone du stress, ce qui fait monter la tension artérielle de manière nocive. Un effet secondaire dangereux du manque de sommeil.
Une étude norvégienne menée pendant 11 ans sur 54 000 participants a montré que les personnes qui ne se sentaient pas reposées au réveil au moins une fois par semaine étaient trois à quatre fois plus susceptibles de développer une insuffisance cardiaque en raison d’une plus grande quantité d’hormones du stress.
Le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique a observé qu’il suffisait de quatre nuits avec seulement cinq heures de sommeil pour que les performances soient fortement réduites. L’attention et la coordination œil-main des personnes ayant participé à l’expérience étaient aussi performantes qu’avec 0,6 pour mille d’alcool dans le sang.
Le microsommeil est une conséquence potentiellement dangereuse du manque de sommeil. Les personnes concernées ne peuvent généralement pas expliquer ce phénomène. Elles ne le remarquent qu’au réveil, alors qu’elles sont irritées. Le microsommeil est particulièrement dangereux au volant.
Le rythme éveil-sommeil a une grande influence sur les migraines et les céphalées. Une équipe de l’université de Berkeley, en Californie, a découvert que le manque de sommeil augmente la sensation de douleur, car les régions du cerveau qui en sont responsables sont plus actives.
Cette situation vous semble familière ? On vérifie ses e-mails, on envoie un message WhatsApp ou on regarde les dernières vidéos sur TikTok juste avant de dormir et bientôt, une heure s’est écoulée. Cela s’appelle la « bedtime procrastination » ou « procrastination de l’heure du coucher ». On retarde activement et sans raison valable l’heure d’aller se coucher. On a conscience que ce comportement peut avoir des conséquences néfastes. De plus, la lumière bleue des écrans inhibe la mélatonine, l’hormone du sommeil.
Le sommeil et l’état d’esprit sont étroitement liés. Le manque de sommeil peut rapidement entraîner des sautes d’humeur, de l’irritabilité, de l’anxiété et de la dépression. Cela n’a rien d’étonnant : les impressions de la journée ne peuvent pas être assimilées, ce qui entraine une surexcitation du corps et de l’esprit.
Dans le même temps, les maladies psychiques et les médicaments utilisés pour les traiter peuvent également être à l’origine du manque de sommeil. Il faut alors y regarder de plus près et trouver une solution en collaborant avec des professionnels de la santé. Demandez de l’aide. Cela en vaut vraiment la peine !
Vous ressentez une fatigue accablante ? S’endormir et bien dormir sont les problèmes de sommeil les plus fréquents. Les médecins parlent d’insomnie. Elle est généralement assez facile à traiter. Découvrez dans le Guide « Sommeil » comment stabiliser votre rythme de sommeil.
Essayez de ne pas désespérer si, une fois de plus, vous n’avez pas assez dormi. Il y a différentes choses que vous pouvez faire pendant la journée, le soir et la nuit :
Si vous ressentez de l’épuisement pendant une longue période, contactez impérativement votre médecin.
Pour lutter contre la fatigue au quotidien, une courte sieste de cinq à quinze minutes suffit. Il n’est pas nécessaire de s’allonger pour profiter d’une « sieste éclair ». L’effet est énergisant, même en position assise. Important : n’oubliez pas de mettre un réveil.
La lumière du soleil supprime la sécrétion de mélatonine, une hormone qui influence le rythme veille-sommeil. Une promenade à l’air frais permet de se ressourcer. On est ainsi plus éveillé·e la journée et on dort mieux la nuit.
De longues respirations profondes peuvent aider votre corps à se détendre. Prenez l’habitude de faire quelques minutes d’exercices de respiration le soir avant de vous coucher.
N’allumez pas pour vous rendre aux toilettes : les rayons lumineux clairs freinent la sécrétion de mélatonine, une hormone produite par le corps qui favorise le sommeil.
Ne regardez pas l’heure pendant la nuit : calculer le nombre d’heures de sommeil qu’il vous reste est stressant. Réjouissez-vous plutôt de vous détendre dans votre lit et des heures que vous avez déjà passées à dormir.
Le manque de sommeil a des conséquences considérables sur notre corps et notre mental. Il est important de reconnaitre les symptômes qui indiquent un manque de sommeil et de s’interroger sur les causes. Si vous souffrez de troubles du sommeil, vous devez absolument consulter votre médecin pour en déterminer l’origine. En effet, un sommeil suffisant est un facteur important de santé et de bien-être.
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La spécialiste a conseillé l’équipe de rédaction pour la publication de cet article. Julia Pieh (docteure en pharmacie et toxicologie, pharmacienne et naturopathe) travaille au service Conseils de santé d’Helsana.
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