Hernie discale – que faire ?

Une hernie discale peut être très douloureuse. Voici ce que vous pouvez faire, les traitements les plus efficaces et pourquoi l’opération est rarement nécessaire.

12.05.2021 Daniela Schori

La hernie discale est une maladie de la colonne vertébrale : elle survient lorsqu’une partie du disque intervertébral sort du canal vertébral. Cette saillie peut alors venir compresser un nerf. Les hernies discales comptent parmi les causes les plus fréquentes des maux de dos. Toutefois, ce sont généralement les douleurs irradiantes – dans le bras ou la jambe en fonction du type de hernie – qui sont les plus prégnantes. 

Les symptômes typiques de la hernie discale

  • un mal de dos soudain et intense
  • des douleurs qui irradient jusque dans le fessier, les jambes, les pieds ou de la nuque jusqu’aux bras
  • des tensions musculaires au niveau de la colonne vertébrale
  • une sensation d’engourdissement ou picotement
  • dans les cas extrêmes : une paralysie des jambes ou des bras

L’apparition ou non de ces différents symptômes va dépendre des structures nerveuses affectées. Les hernies discales sont généralement anodines : elles passent souvent inaperçues, bien que certaines entraînent des douleurs aiguës. Seul un petit nombre d’entre elles entraînent un danger pour les nerfs. Les professionnels de santé désignent parfois ce déplacement du disque intervertébral par les termes de « protusion discale » ou « prolapsus discal ».

Hernie discale ou lumbago ?

Sans autres symptômes, les douleurs aiguës au niveau de la région lombo-sacrée peuvent être le signe d’une lombalgie, parfois aussi appelée lumbago – ou, plus familièrement, « tour de reins ». Généralement bénigne, la lombalgie va entraîner une crispation des muscles de la région lombo-sacrée. 

Quand faut-il consulter ?

Souvent, une hernie discale s’accompagne de signes avant-coureurs plusieurs jours à l’avance. Cherchez impérativement à déterminer la cause du mal de dos :

  • si celui-ci persiste depuis plus de quatre semaines
  • dès lors que les douleurs irradient vers d’autres parties du corps 
  • dès lors que des troubles sensoriels ou des paralysies surviennent

Conseil médical rapide

Vous ne savez pas si votre problème nécessite de consulter un médecin ou non ? L’équipe de Medi24 est joignable tous les jours, 24h/24h : 

Hotline 0800 100 008 (gratuit sur le réseau fixe suisse/tarif mobile selon opérateur)

La hernie discale expliquée simplement

On trouve des disques intervertébraux entre chacune des 24 vertèbres qui composent notre colonne vertébrale. Ils permettent d’assurer la flexibilité de cette dernière et amortissent les chocs. La pression exercée sur ces disques est énorme : rien qu’en étant debout, notre colonne lombaire supporte plus que le poids de notre corps, le double en position assise. Lorsque l’on se baisse, c’est l’équivalent de plusieurs centaines de kilos qui pèsent sur elle. Aussi, veillez à renforcer les muscles de votre tronc : cela va permettre d’éviter que le poids des charges soulevées ne se répartisse d’une mauvaise manière et de stabiliser votre colonne vertébrale.

À l’extérieur, le disque est composé d’un anneau fibreux, à l’intérieur, d’un tissu appelé noyau gélatineux. Lorsque l’enveloppe rompt, ce tissu va sortir et appuyer sur la racine nerveuse ou la moelle épinière. Cela peut être dû à des prédispositions génétiques, à la cigarette, à des charges néfastes soulevées pendant des années, à une dégradation du tissu lié à l’âge, et, plus rarement, à un accident. Dans le langage courant, on entend souvent que le disque est coincé, mais c’est plutôt l’inverse : c’est le disque qui va pincer les nerfs.

Le plus souvent, la hernie survient au niveau de la colonne lombaire inférieure, parfois également au niveau de la colonne cervicale. La colonne thoracique n’est que très rarement concernée.

Causes de la hernie discale

Plus l’on vieillit, plus l’élasticité des disques intervertébraux diminue. Les prédispositions génétiques ainsi que l’usure peuvent endommager ces derniers. La hernie discale est ainsi le stade final d’un long processus. Parfois, un déclencheur suffit à faire apparaître le problème : un mouvement ou une torsion brusque et la douleur s’abat tel un éclair.

Facteurs de risque de la hernie discale

  • position assise ou couchée prolongée
  • manque d’activité physique
  • muscles du tronc trop faibles
  • mauvaise posture ou sollicitations néfastes
  • charges lourdes
  • tête constamment inclinée (text neck)
  •  surcharge pondérale

Prévenir la hernie discale

Votre colonne vertébrale adore le mouvement ! Essayez de prendre les habitudes suivantes :

  • Ne restez pas trop longtemps immobile lorsque vous êtes en position assise ou debout.
  • Pour vos activités en position assise, il peut être judicieux d’opter pour un pupitre, un tabouret ou un ballon-siège.
  • Lorsque vous êtes debout, réalisez de temps en temps un mouvement de bascule d’avant en arrière.
  • Intégrez des activités dynamiques à votre emploi du temps : marcher, courir, nager, danser.
  • Renforcez votre colonne vertébrale grâce à des exercices de musculation pour le ventre et le dos. 
  • Étirez régulièrement votre dos dans toutes les directions. 
  • Des exercices d’équilibre et de coordination peuvent également s’avérer utiles.
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Traitement

Dans la plupart des cas, les hernies discales se traitent sans opération. Si les douleurs sont supportables et qu’aucune faiblesse musculaire ou paralysie ne survient, la physiothérapie et les analgésiques constituent la solution privilégiée. L’objectif de la physiothérapie est de corriger les mauvaises postures tout en renforçant les muscles du bassin et du dos. Au besoin, les anti-inflammatoires contre la douleur peuvent aider à la soulager. Le traitement s’étend généralement sur six à huit semaines.

Si la situation ne s’améliore pas, on envisage alors un traitement interventionnel de la douleur. Il s’agit de réaliser des infiltrations au niveau des racines nerveuses endolories. En cas de doute concernant la douleur, cette intervention peut également aider à la localiser et, ainsi, à pouvoir la traiter de manière ciblée.

L’opération est généralement le dernier recours, celui vers lequel on se tourne lorsqu’aucune autre option n’a montré d’efficacité. Elle est également indiquée lorsque la pression exercée sur les nerfs est trop forte et qu’il y a un risque de dommages irréversibles, telle qu’une paralysie des muscles des jambes ou des bras. Dans de très rares cas, les nerfs responsables de la miction et de la défécation peuvent aussi être touchés. Dans ce cas, l’opération doit être réalisée en urgence. Lors de cette intervention en règle générale très peu invasive – c’est-à-dire que celle-ci est réalisée à l’aide d’un microscope ou d’une caméra au travers d’une petite incision cutanée –, la chirurgienne ou le chirurgien va enlever le tissu saillant par résection.

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