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Coûts de la santé et facteurs déterminants

Les coûts de la santé et les hausses annuelles des primes d’assurance-maladie constituent la plus grande préoccupation des Suisses. Comment naissent ces coûts et quels sont les enjeux de notre système? Nous vous présentons ici les principaux facteurs déterminants.

Les cinq principaux facteurs de coûts

Fact 2 Plus nous allons chez le médecin, plus nous prenons de médicaments ou bénéficions de soins, plus les coûts des prestations qui déterminent les primes des caisses-maladie augmentent. Parmi les plus importants facteurs de coûts, citons le progrès médical et technologique, les nouveaux médicaments, le vieillissement rapide de la population et les exigences accrues des assurés quant aux prestations. Plus d’info sur l’évolution des primes.

Les soins de santé coûtent moins cher que le trafic routier

Fact 1 71, 2 milliards de francs. C’est le montant des coûts de santé en Suisse en 2014. Le financement a été assuré par l’assurance de base (pour plus d’un tiers), les ménages privés (pour près d’un quart) et l’État (un cinquième).

Par comparaison: nous dépensons davantage pour le trafic routier que pour notre santé, à savoir plus de 80 milliards de francs par an.

Voici comment est réparti chaque franc de prime

Fact 5 Les assurances-maladie doivent rembourser toutes les prestations du catalogue de l’assurance de base avec les primes encaissées: sur un franc de prime, 23 cts sont pour les traitements stationnaires. à l’hôpital, 20 cts pour les médecins, 17 cts pour les médicaments, 16 cts pour les traitements ambulatoires. à l’hôpital, 10 cts pour les soins, 8 cts pour les autres prestations et 6 cts pour les tâches administratives. Les excédents sont affectés aux réserves.

Démographie

Fact 3 Les personnes âgées représentent une part de plus en plus importante de la population suisse; les personnes nées au cours du baby-boom d’après-guerre vont bientôt partir à la retraite. Nous n’avons pas d’emprise sur ce changement démographique. D’ici à 2030, le nombre de personnes nécessitant des soins va croître de 42%, avec 182 000 personnes âgées au lieu de 127 600 à l’heure actuelle.

Réglementations superflues: un frein pour l’assurance-maladie

Fact 4 La Confédération exerce un contrôle de plus en plus étendu sur les soins de santé et les réglementations se multiplient. Les assureurs-maladie sont du coup de plus en plus bridés dans leur mandat légal de maîtrise des coûts de santé et d’assurance-maladie.

Les efforts consentis par Helsana pour réduire les coûts de santé: un entretien avec notre CEO Daniel H. Schmutz.

Incitations inopportunes

Fact 7 Le système de santé comporte des incitations inopportunes. Lorsque des thérapies ou des interventions non justifiées sont recommandées, cela nuit à la qualité des soins. Il peut en résulter des traitements consécutifs douloureux pour le patient, mais aussi des coûts supplémentaires. Un manque d’efficacité dans les soins, des prix faussés et des structures tarifaires obsolètes peuvent également entraîner des dépenses de santé superflues.

Une course à l’équipement des hôpitaux supportée par les payeurs de primes

Fact 8 Les cantons décident du nombre d’hôpitaux sur leur territoire. Actuellement, ils investissent des millions dans des projets d’envergure, chacun de leur côté, aux frais des payeurs de primes. Or, une coopération plus étroite permettrait de mieux utiliser les appareils coûteux et les lits, ce qui réduirait les coûts. L’actuelle course à l’équipement donne lieu à une infrastructure beaucoup trop importante et trop chère pour notre pays.

Les déficits ou les excédents de soins

Fact 6 Un excès de thérapies est aussi néfaste qu’un manque de traitements. Le recours à des thérapies erronées est également dangereux: une mauvaise médication ou une opération à risque, p. ex., alors qu’une physiothérapie serait plus efficace et moins traumatique. Or, les déficits ou les excédents de soins peuvent être évités grâce à un conseil approfondi. Le choix de la bonne thérapie n’est pas seulement de la responsabilité du médecin, mais aussi de celle du patient. Les assureurs-maladie jouent un rôle important en tant que conseillers. Prenons l’exemple de la médecine complémentaire, où il existe de nombreuses méthodes. Si l’une ne fonctionne pas, les patients passent souvent à la suivante. Pourtant, un «marathon thérapeutique» peut conduire à une sollicitation excessive du corps. C’est pourquoi Helsana – et elle est la seule assurance-maladie à l’avoir fait en Suisse – a mis sur pied un Centre pour la médecine complémentaire indépendant. Nous vous aidons ainsi à trouver la thérapie qui vous guérira au plus vite.

Qu’en est-il des tests préventifs? Ils ne sont pas tous indiqués. Sur la page Compétence santé, vous pourrez découvrir, vidéos scientifiques à l’appui, les avantages et les inconvénients des programmes de dépistage précoce du cancer du sein, de la prostate ou du côlon.

Texte: Daniela Diener